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Projet SOS Abeilles : Projet SOS Abeilles - Association SELVA
le 24/08/2015 15:07:40 (2476 lectures)
Source : association-selva.fr - Dossier SOS Abeilles

Depuis plus de vingt ans, l’association Selva engage ses activités dans les domaines de l’environnement et du développement durable (jardins scolaires, reforestation, énergies renouvelables, etc…).

La ommune de Gourdon s’y implique particulièrement, notamment avec le jardin scolaire des enfants de son école et depuis 2013, avec l’action SOS Abeilles.

C’est dans les locaux de la municipalité de Gourdon qu’ont été conçus et fabriqués les abris pour abeilles libres que propose l’association Selva.


Eric MELE, Maire de Gourdon devant un des abris installés sur la commune



Présentation de l’association Selva

L'association Selva créée en 1992, développe et anime des actions de sensibilisation à l’environnement et au développement durable en France et à l’étranger.

Elle s’adresse à un public d’enfants et d’adultes dans le cadre d’activités scolaires, de manifestations, de stages…

Elle est intervenue principalement en région PACA et au Sénégal :


Création de jardins

● Création de jardins et aide dans les activités de jardins vivriers et médicinaux (scolaires et collectifs)

● Revalorisation du sol

● Ateliers d’éveil sensoriel avec les plantes et l’expression artistique


Solutions contre la désertification

● Selva a développé des techniques de reforestation avec semences directes, en différents types de terrains et climats, notamment en régions désertifiées

● Systèmes de puisage et d’économie d’eau


Energies renouvelables

● Sensibilisation aux énergies renouvelables

● Fabrication de paraboles solaires et de fours solaires

● Ateliers de montage et d’utilisation de ces appareils


Protection des abeilles et des pollinisateurs

En 2013, l’association Selva a commencé une action pour la protection des pollinisateurs : SOS Abeilles

● Films/débats, sensibilisation

● Fabrication, mise en place et suivi d’abris avec essaims d’abeilles rustiques


Formations dans les domaines d’activités précités



S.O.S Abeilles




La disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l'histoire de la Terre

Cependant, l'activité humaine (agriculture intensive, élevage, surexploitation des forêts, industrie, inflation immobilière, démographie…) accélère le rythme d'extinction, qui peut être jusqu’à 1000 fois supérieur au rythme naturel.


● Les forêts recouvraient 85% de la surface terrestre du globe, aujourd’hui seulement 20%.

● Les forêts primaires avec les forêts humides tempérées et tropicales ne représentent plus que 8% de cette surface, abritant 55% de la biodiversité planétaire.

● Entre 2000 et 2012, 231 millions d’hectares de forêts (4,2 fois la surface de la France) ont été abattues.

Et ça continue non-stop : 28 hectares à la minute, équivalent ± à 50 terrains de football.

● Actuellement, 154 millions de tonnes de poissons sont pêchés chaque année, dont une très grande partie est transformée en farine pour l’aquaculture ou mélangée à d’autres farines animales produites avec des millions de tonnes de déchets d’animaux d’élevages, trucidés sur place et dans les abattoirs.

Ces farines sont destinées à tous types d’élevage, même d’animaux herbivores et engendrent des conséquences biologiques désastreuses comme la tristement célèbre maladie de la vache folle.

Les problèmes de santé dus à la consommation d’animaux nourris avec ces farines sont encore plus graves pour les humains qui sont en fin de chaine alimentaire.

20% du génocide des 154 millions de tonnes de poissons est rejeté mort, sans être utilisé.

● Etc…


Hélas, la liste est longue, et une espèce animale ou végétale, terrestre ou aquatique est exterminée en moyenne toutes les 20 minutes.


La surface terrestre et la mer se désertifient à un tel rythme, que d'ici à 2050, plus de 50 % des espèces encore existantes et presque toutes les forêts auront disparu de notre planète. Cette réalité provoque une crise biologique majeure sans précédent dont les humains sont responsables. Dans toute la biodiversité, les pollinisateurs subissent en première ligne les conséquences de cette folie. La destruction des milieux naturels, l’agriculture intensive, l’agrochimie, l’apiculture… provoquent à l’échelle planétaire leur disparition. A cause du manque de pollinisation, des populations humaines et animales subissent déjà des insuffisances alimentaires qui vont en s’accroissant et peuvent rapidement dégénérer en famine.


Vu la vitesse de destruction de la biodiversité, il est évident que tous les problèmes d’émigration, d’immigration, de santé, de désespoir, de disparition… qui en découlent, augmentent de façon exponentielle.


Avec «SOS Abeilles», à travers des films-débats, l’association Selva informe et alerte sur les conséquences des activités humaines aboutissant à ce drame que représente l’extermination des insectes pollinisateurs et propose des ateliers scolaires et tous publics.


Pour des essaims d’abeilles, nous fabriquons des abris sans cadres , afin qu’elles puissent organiser l’espace à leur convenance et évidemment dans lesquels, le fruit de leurs récoltes n’est jamais prélevé.

Si nécessaire, chaque abri peut être installé avec un dispositif de lutte contre les parasites (comme le varroa destructor) pour aider les abeilles sans les déranger.

Sur des lieux les plus naturels possibles, les abris sont placés à l’unité , à des distances suffisantes les uns des autres, afin d’éviter une concurrence entre elles et les pollinisateurs sauvages.

Si possible, nous installons les abris avec des abeilles locales à la région concernée.


Par exemple, dans le sud de la France, avec l’abeille noire, originaire des régions méditerranéennes. Elle est parmi les espèces d’abeilles exploitées par l’homme, une des plus rustiques et proche du sauvage.

De nombreux apiculteurs ont cessé d’exploiter cette espèce, considérée moins rentable et trop agressive, pour d’autres abeilles plus dociles, économiquement plus rentables, mais fragilisées par les sélections.


Peut-on parler d’agressivité, lorsque des êtres, toutes espèces confondues, s’opposent au pillage de leurs récoltes et à la maltraitance ?

La réelle valeur du miel, dont les seuls consommateurs doivent être les abeilles elles-mêmes, ne s’évalue pas en poids mais en qualité, dépendante de la diversité florale sauvage butinée, loin des monocultures intensives, de l’agrochimie…



Les abris

Deux modèles d'abris pour abeilles libres


Entièrement fabriqués en bois de mélèze non traité, les abris sont prévus pour durer dans le temps.

Le pied de chaque abri est adapté à la déclivité du terrain et protégé avec un goudron végétal.


Les emplacements sont choisis en fonction de divers paramètres biologiquement cohérents pour la vie des essaims :

● A l’écart des habitations et des activités humaines

● Exempt de pollution agro-chimique

● Le plus loin possible de zones à forte concentration électromagnétique

● Suffisamment distant de ruchers d’exploitations apicoles, pour éviter les pollutions génétiques

● A l’ombre du soleil d’été

● Riche en plantes mellifères sauvages

● Géo-biologiquement compatible


Lorsque nous récupérons des ruches avec des abeilles, nous améliorons l’habitat dans lequel elles vivent déjà, avec du mélèze pour les toitures ou bien nous fabriquons de nouveaux abris adaptés à la taille des cadres.

Nous pouvons aussi placer les ruches et les ruchettes directement sur les abris avec un passage entre les deux, afin que les abeilles les investissent d’elles-mêmes.


En améliorant leurs conditions de vie, nous espérons qu’elles retrouvent un équilibre.

Il y a un suivi régulier sur l’état, l’entretien des abris installés et l’évolution des abeilles.

Le cauchemar dont elles souffrent, reflète de façon dramatique ce que les humains infligent à toute cette fantastique biodiversité planétaire qui permet la vie.

Ce cauchemar touche encore plus les insectes sauvages, notamment les pollinisateurs.

La nature est tellement endomagée qu’ils ont de moins en moins de lieux pour vivre et nidifier.

Avec des matériaux naturels et de récupération non traités, nous proposons des ateliers pour apprendre à leur fabriquer des nids et les placer.


Soyons des acteurs conscients et responsables, pour une existence sereine et durable !


● Vous êtes intéressés par cette action, qui s’inscrit pour certaines communes dans le cadre de l’Agenda 21.

● Vous voulez vous séparer de vos ruches.

● Vous localisez des abeilles qui essaiment ou des essaims installés dans des espaces inappropriés.

● Vous avez des questions, des suggestions, des conseils…

Contactez l’association SELVA - association-selva.fr



La vie d'une abeille (Apis Mellifera)


A part la reine et les faux-bourdons (mâle des abeilles), durant mon existence d’abeille Apis Mellifera, je vis différentes périodes :

● Dès ma naissance, je nettoie les alvéoles de l’essaim.

● Au 3e jour, durant 3 jours, je deviens nourrice pour le couvain.

● La semaine suivante, grâce à mes glandes cirières, je bâtis les alvéoles pour stocker le miel, le pollen et accueillir les œufs.

● Du 13e au 16e jour, je reçois le nectar récolté par les butineuses, je le malaxe, le mélange à d’autres substances autoproduites pour fabriquer le miel et le stocke dans les alvéoles.

Je reçois et stocke aussi le pollen.

● Je deviens ensuite, durant 3 jours, ventileuse et gardienne.

● Puis, les 3 dernières de mes ± 6 semaines de vie, je suis butineuse.

Je récolte le nectar des fleurs écloses, le remets aux abeilles stockeuses qui le malaxent et le mélangent.

● Le printemps, l’été, une partie de l’automne, si la météo le permet lorsque je suis butineuse, de fleurs en fleurs, je vole et butine ± 12 heures par jour sur ± 40 kilomètres (durant cette période de ma vie, ± 250 heures sur ± 800 kilomètres).

● En conditions naturelles, durant toute ma vie, je produis ± 1 gramme de miel à partir de ± 4 grammes de nectar butiné sur ± 32 000 fleurs.

●1 kilo de miel est produit grâce à :

± 1000 vies d’abeilles

± 250 000 heures de vol

± 800 000 kilomètres en vol

± 4 kilos de nectar récoltés sur ± 32 millions de fleurs

● Je récolte également le pollen des fleurs riche en protéines, qui sert à nourrir le couvain et est aussi un ingrédient de la gelée royale, permettant à n’importe quelle larve d’abeille de devenir reine.

● Le miel et le pollen, stockés dans les alvéoles, sont la nourriture de l’essaim au quotidien et constituent les réserves pour l’hiver et les périodes difficiles.

● Si l’aérologie est sèche, une de mes fonctions de butineuse, consiste à apporter de l’eau, qui, une fois régurgitée près des alvéoles, sera ventilée pour assurer la climatisation.

● Lorsque je nais en fin d’automne, je vis ± 6 mois pour assurer l’hivernage de l’essaim.

● Au printemps et en été, la reine est très féconde (elle pond jusqu’à 2000 œufs par jour, soit un œuf toutes les 20 secondes).

● Une reine peut vivre 5 ans.


A cause des ondes électromagnétiques, des produits agrochimiques utilisés sur les plantes et les semences dans les jardins privatifs et les exploitations agricoles, je peux succomber sur place, tomber dans l’apathie, cesser de butiner, être désorientée au point de ne plus retrouver le chemin de mon nid ou venir y mourir.


Si malgré tout j’arrive à survivre, pour préserver ma famille et mes récoltes, je garde en moi ces poisons. Mais le miel (bio ou pas) en porte toujours une trace, à moins que, dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de mon lieu de vie, il n’y ait pas d’agrochimie et que moi-même, je ne subisse pas de traitements, ce qui est rare.


Lorsque je suis une abeille exploitée pour le miel, je dégénère et meurs aussi parce qu’on ouvre mon nid, on m’enfume pour que je ne puisse pas réagir pendant le pillage de mes récoltes remplacées, par du sucre blanc ou dérivés, véritables poisons pour les abeilles et tous ceux qui en consomment.


Parfois, je suis pillée seulement d’une partie de mes récoltes, qui ne sont pas remplacées, sous prétexte que je récolte et fabrique toujours plus que nécessaire et que ce que l’on me laisse, suffit.


La quantité et la qualité de mes récoltes de nectar, de pollen, de ma production de miel sont déterminées par le nombre d’abeilles de mon essaim, l’espace disponible pour bâtir les alvéoles, la diversité florale du territoire où je vis, la météo, la durée des saisons hivernales et des périodes difficiles...


Je ne fais donc jamais trop de réserves et ce qui m’est pillé me manquera !!!


Dans la nature, pour un lieu de vie, nous choisissons instinctivement des lieux propices à notre équilibre.

Nous ne nous installons jamais sur certaines failles, cavités, sur des courants d’eau souterrains, des lieux trop exposés au soleil et aux intempéries…


Lorsque les apiculteurs placent les ruches sur des lignes géo-biologiques incohérentes pour les abeilles, nous essaimons ou dépérissons.

En toutes saisons, les ruches sont souvent placées en plein soleil et aux intempéries, ce qui nous impose beaucoup d’efforts pour préserver la température nécessaire au couvain et à la vie de l’essaim.


Soulignons que le transport et les déplacements des ruches effectués par les apiculteurs pour augmenter les rendements de production de miel provoquent à chaque fois des bouleversements biologiques très néfastes pour les peuples d’abeilles qui les subissent.


En effet, nous sommes des êtres sédentaires et connaissons bien notre territoire avec des repères précis.

En fonction des fleurs à butiner, nous évoluons au maximum à quelques kilomètres de notre nid.


S’il devient trop exigu pour le nombre d’abeilles, une nouvelle reine naîtra et une partie du peuple essaimera avec l’ancienne reine pour investir un nouveau lieu de vie



Les insectes pollinisateurs aujourd’hui


La pollinisation est indispensable à une très grande partie du monde végétal dont 80% des plantes cultivées par l’homme pour son alimentation.


En 2012, à l’échelle planétaire, on constate avec stupeur la disparition de 40% (en 2015, 50%) des abeilles (Apis mellifera), qui produisent le miel et représentent 10% de l’ensemble des insectes pollinisateurs.


Si la plupart des études sont principalement réalisées sur cette espèce, c’est évidemment l’ensemble des insectes pollinisateurs, sauvages et domestiqués qui est concerné.


D’ailleurs, la disparition des pollinisateurs sauvages est encore plus importante, parfois même totale.

Ils participent de façon déterminante à l’ensemble de la pollinisation mais subissent encore plus les méfaits de l’agriculture intensive , de la monoculture, de l’utilisation des produits chimiques, de l’urbanisation qui réduisent et éliminent la biodiversité de façon dramatique et souvent irréversible.


Certains vivent en petits groupes ou solitaires et sont parfois spécifiques et donc indispensables à une sorte de fleurs ou une famille de fleurs.


Parmi les pollinisateurs sauvages, 80% des espèces d’abeilles (1000 espèces en Europe) sont solitaires et pour une espèce, une abeille assure à la fois butinage et couvain.

Lorsqu’elle est contaminée, très souvent elle meurt ou si elle survit, elle peut ne pas avoir de descendance . En 2015, malgré le fait que les abeilles « Apis mellifera » endurent déjà 50% de disparition, elles sont parmi l’ensemble des pollinisateurs, un des plus résistants à la folie humaine.

Elles vivent en colonies populeuses et la reine qui est la mère biologique de tout le groupe, sort juste pour être fécondée ou pour essaimer.

Elle est donc peu ou jamais en contact direct avec les pollutions, et les problèmes extérieurs au nid.


Si l’Apis Mellifera représente aujourd’hui un pourcentage très important de l’ensemble des insectes pollinisateurs, c’est parce que depuis des siècles elle est domestiquée, surexploitée, maltraitée pour le miel qu’elle produit et qui est pillé pour la consommation humaine.


Cependant, partout où les apiculteurs installent des ruches, toujours en trop grand nombre sur un même secteur, l’Apis Mellifera représente une concurrence très défavorable pour les insectes pollinisateurs sauvages.


En effet, là où elle est présente en pourcentage local trop important, elle butine jusqu’à 80 % et parfois 100 % du patrimoine floral en fonction des essences disponibles et de sa densité de population.

C’est très intéressant pour les apiculteurs qui comptabilisent les kilos de miel, mais ne laisse pas grand-chose et souvent même plus rien à butiner aux pollinisateurs sauvages.


Le 29 avril 2013, la commission européenne a annoncé la suspension d’autorisation de mise sur le marché des insecticides néonicotinoïdes dont les effets sont ravageurs pour les insectes et pour tout ce qui vit, êtres humains compris.

Cette décision qui devait être applicable le 1er juillet 2013, a été repoussée au 1er décembre 2013, pour l’intérêt des entreprises qui commercialisent ces poisons hautement toxiques et massivement utilisés.


En 2015, malgré leur toxicité scientifiquement reconnue, ces poisons sont toujours commercialisés.

En plus de leur nocivité reconnue dans divers domaines, ces neurotoxiques affaiblissent le système nerveux et immunitaire des insectes et provoquent le développement de maladies neuro-dégénératives, entrainant leur mort.

Les pollinisateurs sont les plus touchés par ces poisons.


Parmi les nombreux toxiques dont sont victimes les abeilles asservies par l’homme, il y a bien sûr les produits qui leur sont infligés en remplacement du miel pillé pour la consommation humaine.


Ce miel, fruit de milliers d’heures de récolte, de vols et de vies d’abeilles, est remplacé par divers sucres toxiques et dérivés, véritables poisons biologiques pour tous ceux qui les consomment.


Les abeilles sont contraintes depuis des générations à consommer ces produits comme leur principale source alimentaire.

Parmi les nombreuses pollutions, c’est l’une des premières causes de leur dégénérescence et donc de leur disparition, ce qui actuellement, n’est jamais signalé, ni pris en considération.


Face à tous les problèmes, auxquels nous « humains », sommes et allons être confrontés, il y en a un, réellement majeur et gravement d’actualité : La diminution, voire même déjà dans certains pays, la disparition des insectes pollinisateurs avec des conséquences dramatiques sur l’ensemble de l’écosystème.

Leur présence est déterminante pour notre survie biologique, et celle de presque toutes les espèces !


Pour information, voir le film réalisé en 2013 par Markus Imhoof : Des abeilles et des hommes.

Un témoignage sur le comportement désastreux et lamentable d’apiculteurs, d’agriculteurs et de scientifiques à l’égard des abeilles et de la vie.


Aujourd’hui, de plus en plus d’êtres humains luttent contre ce que subissent d’autres humains et êtres vivants sur le globe.

Malheureusement, on constate qu’il n’y a que l’embarras du choix et l’indifférence est aussi grave que les actes de maltraitance eux-mêmes.


Quelle que soit la famille à laquelle elles appartiennent, les abeilles sont des êtres sensibles avec une vie sociale subtile, très organisée et admirable.

Depuis des siècles, le cauchemar que les humains leur font subir est dramatique, inacceptable et d’autant plus grave que non reconnu en tant que tel : Enfumage, pillage des récoltes remplacées par divers sucres toxiques et dérivés, contrainte à la transhumance pour des êtres sédentaires, sélections de races et de reines, traitements chimiques, agrochimie, viol de leur nid et de leur intimité, insémination artificielle …

Toutes ces maltraitances génèrent des souffrances qui entrainent leur déclin et leur disparition.

Et malheureusement, il n’y a pas que les abeilles qui endurent ces aberrations.


L’humain peut aisément vivre sans piller et consommer le miel, mais 80 % de son alimentation plus une grande partie du monde végétal dépendent des abeilles et de tous les pollinisateurs.

Sans eux, il ne pourrait exister ou peut-être seulement à peine survivre, et dans quelles conditions.



Depuis des milliers d’années, les abeilles et l’ensemble des insectes pollinisateurs sont un maillon essentiel à cette merveilleuse alchimie qui permet la vie.

Nous avons le devoir de les respecter, de les protéger et de les laisser vivre.

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